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Pourquoi distinguer vigilance et attention en sécurité routière ?
Nous faisons chaque jour des efforts pour adopter une conduite prudente. Mais est-ce notre attention ou notre vigilance qui nous permet réellement d’être un bon conducteur ?
En réalité, la question est plutôt : qu’est-ce qu’un bon conducteur ? L’être humain n’est pas binaire ; il n’existe ni « bons » ni « mauvais » conducteurs. Nous sommes tous changeants, soumis à nos propres limites attentionnelles et parfois confrontés à nos faiblesses.
Définitions des termes souvent confondus
Définition de la vigilance
Quand elle baisse (fatigue, alcool, drogue, médicaments, endormissement…), les accidents sont souvent très typiques : le conducteur ne réagit plus du tout et la perte de vigilance est presque toujours la seule cause de l’accident.
Ce type de problème touche surtout des conducteurs ayant des comportements ou profils similaires (fatigue, trajets longs, conduite nocturne, etc.).
Définition de l’attention
Elle varie selon deux facteurs :
- L’expérience : plus on a de pratique, plus on automatise certaines actions. Cela libère de l’attention pour gérer les situations difficiles. Mais cela peut aussi conduire à la routine, et donc à moins d’attention sur les trajets connus.
- L’environnement :
- Un trajet monotone ⇒ risque de distraction
- Un environnement complexe ⇒ surcharge d’informations ⇒ compétition pour attirer l’attention
Les problèmes d’attention sont plus variés, allant d’une petite distraction à une erreur grave.
Ils peuvent être liés :
- à la routine (attention diffuse)
- à une distraction annexe (téléphone, radio, conversation…)
Certains sont fréquents mais peu graves, d’autres rares mais très dangereux.
Accidentologie, quels sont les chiffres en lien avec le manque de vigilance ou d’attention ?
En 2024, en France :
- 3 432 personnes ont perdu la vie sur la route
- 236 000 personnes ont été blessées
- dont 16 000 gravement
Même si le bilan 2024 ne détaille pas précisément la part liée à la somnolence ou à l’inattention, des études précédentes montrent que le problème est bien réel :
- Environ 12 % des accidents sont liés à un problème de vigilance
- Parmi ces défauts de vigilance :
- 39 % sont dus à un endormissement ou un malaise
- 31 % sont liés à la prise de substances psychotropes
Les deux grands facteurs aggravants connus
La fatigue au volant
- Après 17 heures éveillé, le temps de réaction est multiplié par 2
- Dormir 5 heures ou moins multiplie le risque d’accident par 3
- Certains médicaments (anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs) augmentent aussi significativement le risque
Smartphone au volant baisse de l’attention
- 80 % des automobilistes reconnaissent utiliser leur smartphone en conduisant
- Environ 46 % passent des appels
- Beaucoup envoient des messages, lisent des notifications ou règlent leur GPS
- Chez les 18–35 ans, l’usage monte à environ 83 %
Un défaut d’attention (téléphone ou autre distraction technologique) est relevé dans 24 % des accidents corporels.
Téléphoner en conduisant entraîne une perte de 30 à 50 % des informations perçues dans l’environnement.
Même avec un kit mains libres, le risque d’accident est multiplié par 3.
Lors de l’écriture ou de la lecture d’un SMS qui demande encore plus d’attention, le danger augmente fortement, car le conducteur quitte la route des yeux pendant plusieurs secondes, parcourant parfois l’équivalent d’un terrain de football sans regarder devant lui.
Comment améliorer vigilance et attention au volant ?
Nos conseils pour renforcer l’attention au volant
- Activer le mode conduite sur son téléphone afin de bloquer les notifications, appels et messages susceptibles de distraire l’attention pendant les déplacements.
- Retourner son téléphone ou le placer hors de portée visuelle durant la conduite pour éviter toute tentation de consultation et rester pleinement concentré sur la route.
- Limiter volontairement son temps d’utilisation quotidien du téléphone, en définissant des plages sans écran pour réduire la dépendance numérique.
- S’interdire de téléphoner en zone urbaine, où la circulation est plus dense et les risques d’accidents plus élevés, afin de préserver la sécurité de tous.
- Passer le téléphone en mode avion lors des trajets, notamment courts, pour supprimer toute distraction et favoriser une conduite apaisée.
Nos conseils pour maintenir votre vigilance
Se coucher à la même heure et manger à heures fixes permettent au corps de mieux récupérer, d’améliorer la concentration et de réduire la fatigue, notamment lors des déplacements.
Faire des pauses régulières est essentiel, en particulier sur les longs trajets. Toutefois, ces pauses doivent être utiles et efficaces : il ne s’agit pas de faire n’importe quoi ou de simplement perdre du temps.
Sur une aire d’autoroute, un arrêt dure en moyenne environ 8 minutes, un temps souvent insuffisant pour réellement se reposer… sauf si on l’utilise à bon escient.
Et si l’on mettait ce temps à profit pour faire une micro-sieste ? Pour faire une micro-sieste efficace, installez-vous dans un endroit sûr et calme, reposez-vous 5 à 10 minutes maximum en respirant tranquillement sans chercher le sommeil profond, puis réveillez-vous en douceur avant de repartir.
La micro-sieste permet d’améliorer la vigilance, de réduire la somnolence et de renforcer la concentration pour une conduite plus sûre. Une courte pause bien utilisée peut alors faire toute la différence entre un trajet risqué et un trajet plus sûr.
En conclusion, la vigilance représente la limite de notre corps : il ne faut jamais consommer de psychotropes ou d’autres substances agissant sur l’organisme (médicaments, alcool, drogues) et adopter une bonne hygiène de vie. L’attention, en revanche, est celle que vous portez volontairement ; elle demande un effort de la part du conducteur. Vous avez donc la maîtrise de cette dimension : il n’y a pas de fatalité.
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