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Comment gérer les risques routiers en entreprise ?
Souvent sous-estimés, les risques routiers constituent pourtant une composante majeure des risques professionnels en entreprise. Pour garantir la sécurité des salariés, il ne suffit plus de réagir aux incidents : il est impératif de savoir identifier, évaluer et traiter ces menaces de manière proactive.
Dans cette perspective, la prévention s’impose comme le levier indispensable pour sensibiliser durablement les collaborateurs et instaurer une véritable culture de la sécurité au quotidien.
Qui sont les acteurs contre les risques en entreprise ?
L’entreprise
Le premier concerné pour protéger ses salariés, c’est l’employeur, il doit assurer la sécurité physique et mentale de ses travailleurs.
Pour les entreprises de + de 11 salariées un CSE est obligatoire, le comité social et économique est un intermédiaire qui représente le personnel de l’entreprise. Leurs fonctions doivent aussi veiller à la santé, aux conditions et à la sécurité au travail.
Le rôle du salarié
Le salarié est aussi un acteur essentiel pour la prévention des risques, il doit respecter les consignes de sécurité. Conscient des risques liés à son travail, il a la possibilité de proposer des mesures de prévention spécifiques à son activité.
Les acteurs externes à l’entreprise
Le ministère du travail et le ministère de la santé et de la prévention pilotent des acteurs extérieurs, des entreprises comme : l’inspection du travail, la Carsat, l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire)…
Il y a aussi d’autres acteurs de prévention du risque extérieur comme Vanberg prévention qui vous permettent d’avoir une prévention du risque routier avec un vrai accompagnement dans votre projet.
Une des obligations de l’employeur en matière de risques professionnels
L’employeur doit mettre à disposition le DUERP, c’est le document unique d’évaluation des risques professionnels qui est obligatoire dans toutes les entreprises dès l’embauche du premier salarié. Pour réaliser le DUERP, l’employeur recense et évalue d’abord les risques présents dans l’entreprise. Ensuite il consigne dans le DUERP le résultat de l’évaluation des risques pour la santé, la sécurité auxquels peuvent être exposé ces salariés
Les entreprises peuvent s’inscrire au programme des sept engagements par la sécurité routière.
Pour aller plus loin dans sa démarche prévention, il existe une norme AFNOR pour s’engager vers une vraie culture sécurité routière. Cette norme aide les entreprises à mettre en place une organisation concrète pour réduire les risques d’accidents graves lors des déplacements professionnels. Elle permet d’agir efficacement sur les facteurs que l’entreprise maîtrise, comme l’état des véhicules ou la formation des conducteurs, afin de sauver des vies.
Les 9 principes de prévention pour gérer les risques routiers professionnels
Dans le cadre de l’activité en entreprise, les salariés sont exposés à une multitude de risques professionnels : risques chimiques, utilisation de machines, manutention manuelle, chutes de plain-pied ou de hauteur, et bien sûr, les risques routiers.
Pour structurer efficacement une démarche de sécurité, l’employeur doit se référer au cadre légal du Code du travail. L’article L4121-2 (souvent associé à l’obligation de sécurité de l’article L4121-1) définit les 9 principes généraux de prévention. Ces principes constituent une démarche hiérarchisée et logique pour structurer toute politique de prévention en entreprise.
- Éviter les risques : C’est la priorité absolue. Par exemple, supprimer un déplacement routier inutile pour privilégier d’autres solutions (visioconférence, transports en commun, etc.)
- Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités : Si le trajet est nécessaire, il faut en analyser les dangers (état du véhicule, météo, fatigue).
- Combattre les risques à la source : Intégrer la prévention dès la conception des tâches. Par exemple, pour empêcher une exposition aux bruits importante, on peut choisir une machine silencieuse plutôt que d’essayer d’isoler une machine bruyante après coup.
- Adapter le travail à l’homme : Concevoir les postes de travail et choisir les équipements pour réduire la pénibilité et les risques.
- Tenir compte de l’état d’évolution de la technique : Assurer une veille technologique pour utiliser les moyens techniques les plus récents qui offrent souvent des niveaux de sécurité supérieurs.
- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas ou moins dangereux : Remplacer des véhicules anciens par des modèles plus récents et mieux équipés.
- Planifier la prévention : Développer une stratégie globale qui intègre la technique, l’organisation du travail et les relations sociales.
- Prendre des mesures de protection collective : Prioriser les solutions qui protègent l’ensemble du personnel (ex: aménagement des parkings, limitation de vitesse sur site) avant les protections individuelles.
- Donner les instructions appropriées aux travailleurs : Former les salariés à la sécurité routière et les informer sur les protocoles internes de l’entreprise.
Le risque routier professionnel, un enjeu prioritaire pour toute entreprise
Le risque routier concerne tous les types de trajets : missions professionnelles, déplacements inter-sites, départs en formation et trajets domicile-travail. C’est pourquoi tant de salariés en France sont exposés aux risques routiers. Celui-ci représente presque 30 % des accidents mortels liés au travail. En 2024, 424 personnes ont perdu la vie lors d’un trajet routier lié au travail.
Au-delà des décès, ces accidents engendre des blessures graves, des organisations internes et des coûts importants pour les entreprises.
Quelles sont les principales causes d’un accident mortel ?
Parmi les causes principales d’un accident mortel, on retrouve la vitesse excessive (28 %), l’inattention et les distracteurs (28 % également). Le non port de la ceinture de sécurité reste préoccupant, jusqu’à 31 % des tués en poids-lourds lors de mission n’étaient pas attachés.
Les conseils pratiques de votre formatrice
En tant qu’experts en risque routier, nous savons que la prévention commence par la prise de conscience individuelle.
Se déplacer à 50km/h ou plus nous paraît un geste anodin, alors qu’il implique une responsabilité constante. L’objectif n’est pas d’interdire, mais de garantir que chaque déplacement s’effectue en toute sécurité pour que chacun puisse rentrer en vie chez soi.
Voici quelques conseils et idées de connaissances à transmettre et de sujets de sensibilisation à réaliser pour vos actions de prévention en entreprise.
Le Code de la Route : notre base commune
Le Code de la Route n’est pas une contrainte, mais un socle commun de sécurité. Il nous permet de partager la route de manière prévisible et sécurisée avec tous les usagers. C’est en le respectant et en intégrant la sécurité des autres à notre conduite que nous pourrons ensemble améliorer la sécurité routière professionnelle.
Un point essentiel : les distances de sécurité
C’est l’un des réflexes les plus vitaux : le respect des distances de sécurité. Voici une règle pour vous aider. La règle des deux secondes : Il est impératif de laisser 2 secondes d’écart minimum entre votre véhicule et celui qui vous précède. Cette règle s’applique quelle que soit la vitesse. Ces 2 secondes représentent le temps de réaction et le début du freinage nécessaire pour agir sur le volant et limiter la violence d’un impact en cas d’imprévu.
La vitesse : un facteur de risque aggravant à maîtriser
La vitesse reste le facteur aggravant le plus mortel sur nos routes.
Plus nous roulons vite, plus la distance nécessaire pour s’arrêter augmente considérablement (distance parcourue pendant le temps de réaction + distance de freinage). Pour réduire le risque d’accident et l’énergie cinétique en cas de choc, l’action la plus simple et la plus efficace est de réduire notre vitesse, surtout lorsque les conditions l’exigent (pluie, brouillard, trafic dense, fatigue).
Le téléphone
Nous l’utilisons tous les jours, il nous suit partout, on a l’impression de tout contrôler et pourtant à cause de lui, plusieurs informations peuvent nous échapper, surtout sur la route.
On estime que pour lire un message de taille moyenne, il nous faut 5 secondes. A 50km/h cela représente 75 mètres, ce qui équivaut environ à 3 terrains de basket. Pendant toute cette distance parcourue, nous avons les yeux fixés sur l’écran du téléphone. Si une situation d’urgence arrive, comme quelqu’un qui freine brusquement devant nous ou un enfant qui traverse la route, nous ne serons pas en capacité de voir à temps et de réagir suffisamment tôt pour éviter le pire.
Afin de ne pas être tenté par notre téléphone au volant, voici quelques petits conseils :
- Ne pas se connecter au système de la voiture, carplay, bluetooth… moins de sollicitations et moins d’envie d’être déconnectés de notre tâche principale, la conduite
- Mettre son téléphone en mode avion ou mode “Ne pas déranger”. Ainsi, les appels, notifications d’applications, SMS ou autre n’apparaîtront pas
- Si nous recevons un appel, ne pas décrocher de suite, trouver un endroit pour se stationner et rappeler la personne à l’arrêt et avec le moteur éteint
- Si vous avez décroché, prévenez la personne que vous êtes en train de conduire, celle-ci peut vous proposer de vous rappeler plus tard ou elle va aller à l’essentiel. Vous pouvez proposer de discuter une autre fois quand vous serez dans de meilleures conditions
En définitive, la sécurité routière ne se limite pas au respect du code de la route ; c’est un engagement quotidien qui protège non seulement vos collaborateurs, mais aussi l’image et la pérennité de votre entreprise. Au-delà des chiffres, c’est une véritable culture de la vigilance qu’il convient d’instaurer. Pour vous accompagner dans cette démarche de prévention durable, nous vous proposons notre formation Responsabilisation des conducteurs. Cette formation est conçue pour être complète et impactante. Elle a pour objectif principal de faire prendre conscience aux conducteurs des dangers réels encourus sur la route et de la portée de leurs responsabilités individuelles et professionnelles lorsqu’ils circulent. Nos experts vous transmettent leurs connaissances et répondent à toutes vos questions avec bienveillance.
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Nos autres conseils de sensibilisation à la sécurité routière
Pourquoi devient-on agressif au volant?
La route est un espace partagé par l’ensemble de la population, avec une grande diversité des modes de transports et des profils d’usagers.
Permis probatoire : quelles sont les règles spécifiques pour les jeunes conducteurs ?
Le permis probatoire est une période clé durant laquelle les jeunes conducteurs doivent prouver leurs capacités à conduire de manière responsable.
Le constat amiable est-il obligatoire ?
Lorsqu’un accident de la route survient, le constat amiable est souvent le premier réflexe des conducteurs pour formaliser la situation. Mais une question revient fréquemment : est-il obligatoire ?

Estelle Goudot









